Biographie du Père de Clorivière

 

1)      Enfance et jeunesse (1735-1756)

·         Pierre-Joseph Picot de Clorivière naît le 29 juin 1735 à Saint-Malo, actuellement en Ille-et-Vilaine dans une famille d’armateurs de navires de commerce.

·         Son père, Michel–Julien,  décède en 1741.

·         En 1744, sa mère, Thérèse Trublet de Nermont, meurt.

En 1751, il est envoyé poursuivre ses études chez les Bénédictins anglais de Douai.

·         Au terme de celles-ci, il s’embarque, durant un an, sur les navires de la société Picot et Cie.

·         De 1754 à 1756, il étudie de droit à Paris et habite près du noviciat des Jésuites. C’est là qu’il vit une « conversion » et entre en contact avec les Jésuites qui sont, à ce moment-là, la cible de contestations de plus en plus vives de la part de divers états européens.

·         En 1756, il abandonne ses études pour entrer au noviciat des Jésuites

 

2)      Le Jésuite (1756-1773)

·         Il entre donc en 1756 dans la Compagnie de Jésus

·         En 1762, le parlement de Paris décide l’expulsion des Jésuites de la France. Pierre-Joseph quitte alors la France où il enseignait à Compiègne. Il passe quelques années en Angleterre, en ayant pris le nom de Pierre Picot.

·         Il poursuit sa formation théologique au séminaire de la province anglaise implantée à Liège

·         Il est ordonné prêtre à Cologne en 1763

·         En 1766, il achève ses études de théologie et fait son ‘troisième an’ à Gand (Belgique). Il exerce alors, durant plusieurs mois, un ministère dans la banlieue de Londres.

·         En 1767, il est nommé socius (secrétaire) du maître des novices à Gand et devient également aumônier bénévole des soldats anglais soignés à l’hôpital de Gand

·         En 1770, il devient aumônier au Convent des bénédictines anglaises à Bruxelles

·         Le 15 août 1773, il prononce ses vœux perpétuels dans la Compagnie de Jésus. C’est la veille du jour où sera promulguée, en Belgique, la suppression canonique de la Compagnie par Clément XIV.

·         Il reste en Belgique jusqu’en 1775, c’est-à-dire au moment où le gouvernement lui demande de quitter le pays.

3)      Les années pastorales (1775 – 1790)

·         En 1775, Pierre de Clorivière se rend à Paris où il contacte plusieurs abbayes et monastères, notamment les Ermites du Mont- Valérien. C’est, suite à sa prédication chez eux,  qu’il rédigera « Prière et Oraison »

·         En 1779, il rencontre l’évêque de Saint- Malo qui lui propose la responsabilité de curé de la ville de Saint- Malo. Il l’exercera pendant 7 ans. Durant cette année, il publie « Le Modèle des pasteurs ou Précis de la vie de Mr de Sernin ».

·        En 1785, il rédige une vie de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

·         En 1786, il est nommé supérieur du collège des clercs de Dinan.

·         Il s’intègre à un groupe de missionnaires de la Haute- Bretagne, sous la conduite de François Cormaux qui deviendra un des premiers membres de la Société du Cœur de Jésus

·         En 1787, il rencontre d’Adélaïde de Cicé (1749-1818) qui lui révèle son désir de vie consacrée dans le monde, après plusieurs échecs de vie religieuse.

·         En 1790 : l’Assemblée Constituante interdit toute forme de vie religieuse. Il prononce un sermon virulent contre ce décret, ce qui lui vaut d’être inquiété par la municipalité de Dinan. Il quitte alors la direction du Collège de Dinan.

·         Il souhaite quitter la France pour rejoindre, dans le Maryland, un ancien professeur devenu le premier évêque de Baltimore, Mgr John Caroll. Il désire être missionnaire et y rétablir la Compagnie de Jésus. L’évêque de Saint-Malo l’y autorise.

 

4)      Le fondateur (1790-1814)

·         En 1790, il reçoit l’ Inspiration à la Chapelle de la Fosse- Hingant, près de Saint- Malo. Il « voit » des formes nouvelles de vie consacrée qui pourraient naître en plein monde et sans aucun signe distinctif, ni œuvres, ni vie commune, à la différence des ordres et congrégations religieuses.

·         D’octobre 1790 à mars 1791, il habite Paris.

·         En 1791 il doit renoncer à son départ pour le Maryland.

·         La même année, il se consacre à l’organisation de deux sociétés de vie religieuse adaptées aux circonstances de la Révolution : avec quelques prêtres, il forme la Société du Cœur de Jésus, ou Prêtres du Cœur‎ de Jésus et, avec la collaboration de Adélaïde-Marie Champion de Cicé, il fonde la Société du Cœur de Marie, ou Filles du Coeur de Marie.

·         Le 2 février 1791, quelques personnes, formant la première Société du Cœur de Jésus, feront leurs vœux dans la chapelle de Montmartre, à Paris, là même où Ignace de Loyola et ses premiers compagnons avaient prononcé les leurs, le 15 aout 1534.

Invité à Baltimore par John Carroll, le premier évêque américain, Clorivière préfère rester en France, malgré les grands dangers, car le pays a ‘besoin de prêtres fidèles’.

·         Entre 1792 et 1799, il vit une vie cachée à Paris, soutenant par les sacrements, et l’eucharistie et en particulier, des groupes de chrétiens vivant dans la clandestinité.

Il envoie des émissaires au Pape pour faire approuver ses deux sociétés. Il en rece vra une approbation orale.

·         En 1800, a lieu le complot dit « de la machine infernale », contre Napoléon. Son neveu, Joseph de Limoélan, y est impliqué. Dès lors, Pierre de Clorivière et Adélaïde de Cicé sont recherchés. Adélaïde est arrêtée et innocentée. Pierre de Clorivière doit se cacher et fuit la capitale.

·         De 1802 à 1804, il parcourt la France donnant missions villageoises (Aix, Marseille, Toulon) et retraites spirituelles. Il consolide les divers groupes existants de la Société du Cœur de Jésus (Lyon, Besançon, Jura)

·         En 1804, il est arrêté et mis à en prison sans jugement jusqu’à 1809. Il écrira plusieurs livres, dont l’Explication des Epitres de Saint Pierre et le Commentaire du discours après la Cène. Il veille au développement des deux Sociétés.

·         En 1809, Pierre de Clorivière est libéré.

 

5)      Le restaurateur de la Compagnie de Jésus

·         En 1805, ayant appris que Pie VI avait approuvé la présence des jésuites en Russie, il demande et obtient son affiliation au groupe russe. Lorsque la Compagnie est officiellement rétablie « partout dans le monde » (par Pie VII en 1814), le supérieur général le charge de regrouper les anciens membres encore vivants en France et d’y rétablir l’ordre : il est nommé supérieur et maître des novices.

·         A la fin 1814, les Jésuites sont au nombre de 80. Plusieurs maisons sont ouvertes ou rouvertes.

·         En 1818,  alors âgé de 81 ans et physiquement diminué – il est presque aveugle – il demande à être relevé de sa charge.

·         Le 9 janvier 1820, Pierre de Clorivière meurt.

août 18, 2018

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