Lettre de Noël

 

 

 

 

 

Le 10 décembre 2018

Le Responsable Général

de l’Institut Séculier des prêtres du Cœur de Jésus

                                       aux prêtres de l’Institut

 

Chers Frères P.C.J.,

 

Avec la fête de Noël et l’entrée dans une nouvelle année, voici venu le temps de ce fraternel rendez-vous avec tous. C’est l’occasion de vous partager quelques événements significatifs de l’année qui se termine.

 

L’an dernier, j’avais indiqué que deux rencontres allaient retenir notre attention pour l’année 2018 :

a- Le Conseil fédéral qui réunit tous les deux ans, dans l’intervalle des Assemblées générales, les membres des conseils de nos 4 Instituts et société de vie évangélique. Ce conseil a eu lieu les 5-6-7 avril 2018 à Paris. De chaque pays où sont implantés de PCJ des nouvelles nous étaient parvenues. Entre Instituts, nous avons ainsi pu échanger et dégager déjà quelques points d’attention pour la rencontre générale de 2020. D’abord une priorité dans l’écoute et le partage de nos expériences, de la vie de nos Églises si différentes d’un pays à l’autre. Nous reviendrons également sur l’importance pour nos groupes des initiatives prises par le pape François, année de la vie consacrée, encyclique Laudato si, exhortations Amoris laetitia sur la famille et Gaudete et exsultate sur l’appel à la sainteté. L’année 2019 va nous permettre d’organiser une consultation à laquelle vous serez tous inviter à participer pour préparer les six prochaines années de notre Institut.

b- Deuxième rencontre : les 25-28 octobre dernier, nous avons célébrer le centenaire du rétablissement de notre Institut par l’abbé Daniel Fontaine. Pour cela, nous sommes retournés à Clichy sur la tombe de notre refondateur et ds les églises où il a vécu son ministère. Je laisse à l’abbé Nirhy (Nirisoa Jeannot MAHAVORINIAINA), prêtre du diocèse de (?…Jean François ?) le soin de vous le présenter tel qu’il l’a découvert lors de cette rencontre :

« DANIEL FONTAINE, une vie équilibrée et attachée au Sacré Cœur de Jésus. »

« Originaire de Sain Leu-La-Forêt, Daniel Fontaine (1862-1920), l’un des  cofondateurs de notre Famille Cor Unum, est le personnage important exposé au cours de ce colloque à Paris, du 25 au 28 Octobre 2018. Lors de ce colloque, nous avons découvert qu’il nous a laissé un héritage spirituel qui nous permet aujourd’hui de vivre notre vocation baptismale : « Vivre l’Amour de Dieu dans le monde sans être du monde » et la construction de l’être chrétien consacré à Dieu dans l’esprit des Vœux : obéissance, pauvreté et chasteté. Ce colloque nous a beaucoup marqué sur trois points importants et qui résument aussi l’originalité de Daniel Fontaine.

« Même si Daniel Fontaine est né dans une famille modeste, même s’il est un intellectuel, il n’a pas oublié les pauvres. Il cherche tous les moyens pour aider les pauvres et les démunis. C’est grâce à ses talents d’organisateur et la qualité de ses relations humaines qu’il a eu un bon contact avec les riches pour pouvoir aider les pauvres. Son passage dans la -Congrégation des Frères de Saint Vincent de Paul a été marqué par son fort engagement auprès des plus démunis.

« Daniel Fontaine a une amitié spirituelle et une réconciliation incessante avec Dieu à travers l’Eucharistie, la prière, l’amour du Cœur de Jésus et la dévotion à Marie. Son attachement au Cœur de Jésus le pousse à l’appel à la sainteté pour tous en vivant les Vœux, la sobriété, la chasteté et la pauvreté. Il exprime son désir du développement de tout l’homme : âme-corps-esprit, développement intégral de l’homme selon le terme du Vatican II.

« En tant que prêtre diocésain de Paris (Clichy et Saint-Antoine-des-Quinze-Vingt), Daniel a le souci de la fraternité des prêtres et la croissance évangélique de l’union intérieure au Christ. Il a eu aussi une relation interpersonnelle forte avec les personnes de son entourage et il les invite à se mettre au service des autres.

En un mot, Daniel F. a su concilier une vie de prière, de service et de réflexion tout au long de sa vie. En tant que Prêtre de PCJ, je suis séduit par ces talents et ces dons de Daniel Fontaine que Dieu lui a donnés. »

Nous espérons publier les actes de cette rencontre assez rapidement et en plusieurs langues.

 

Et maintenant quelques nouvelles en provenance de divers pays du monde : Au Viet Nam, la Famille a organisé à Hué (centre du Viet Nam) une rencontre nationale où se sont rassemblés 350 membres, PCJ , ISF, ISM, SVE, les 11 et 12 décembre 2018. C’était une première et une grande réussite qui ont resserré les liens entre tous. A Madagascar, des visites ont eu lieu au cours de l’été qui là encore ont permis de mieux se connaître et s’encourager réciproquement à vivre à la suite du Christ et de plus près. En Italie, l’année de la vie consacrée nous avait permis prendre contact avec une association de prêtres qui s’inspire de la spiritualité de Pierre de Clorivière. Une délégation d’une vingtaine de prêtres est venue à Paris la semaine d’après Pâques que nous avons pu rencontré assez longuement. Ils ont été fondé par un jésuite après 1945, qui connaissait l’œuvre de Clorivière et a proposé la consécration séculière à ces prêtres diocésains. Nous comptons aller leur rendre la visite après Pâques 2019. C’était donc  quelques événements lplus remarquables revenus à notre siège de Paris. Sachant que dans tous nos pays, des équipes se réunissent, des frères prient les uns pour les autres, en particulier pour ceux qui sont retournés vers la maison du Père, organisent des récollections, participent à des retraites. Et là, il faut souligner le rôle de notre lettre « à peu près » trimestrielle qui permet de recevoir, en retour, des nouvelles souvent des plus isolés d’entre nous. Alors à vos stylos, à vos claviers… pour nous donner de vos nouvelles à la suite de cette lettre de Noël.

 

Je termine en donnant à votre méditation quelques extraits du message du pape François pour la Journée mondiale de la paix, qui sera célébrée le 1er janvier 2019, et dont le thème est la politique au service de la paix :  “Il n’y a pas de paix sans confiance mutuelle. Et la confiance a pour première condition le respect de la parole donnée. L’engagement politique – qui est l’une des plus hautes expressions de la charité – suscite le souci de l’avenir de la vie et de la planète, des plus jeunes et des plus jeunes, dans leur soif de réalisation.

Quand l’homme est respecté dans ses droits – comme le rappelait saint Jean XXIII dans l’encyclique Pacem in Terris (1963) – le sens du devoir de respecter les droits des autres germes en lui. Les droits et les devoirs de l’homme augmentent la conscience d’appartenir au même communauté, avec les autres et avec Dieu. Nous sommes donc appelés à apporter et à annoncer la paix comme la bonne nouvelle d’un avenir où chaque être vivant sera considéré dans sa dignité et ses droits.”

Bonne fête de Noël à tous : que le message des anges vous donne d’être des artisans de paix, patients et persévérants, tout au long de l’année 2019. Bonne et sainte année en Christ.

P. Jean Hugues Soret, Responsable général

 

 

 

décembre 28, 2018

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